Glossaire

Bande "La Coinche"

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Composition de la bande Coinche La bande enherbée de la Coinche a été implantée en 2008, mesure 528 mètres de long et totalise environ 0.5 hectares en surface totale. Elle est située au sud du parcellaire et constitue la "fin" du corridor écologique de la zone d'étude. La gestion est assez complexe puisque un ensemble de 7 espèces indigènes ont été implantées en vue d'évaluer leur développement et leur résilience. Ces espèces ont été semées durant l'année 2008, il s'agit donc de la 3éme année de repousse pour ces plantes annuelles.

La composition de la bande pour l'année 2010 est représentée sur le schéma ci-contre. On différencie :

  • La partie centrale : semée sur des sections d'environ 75 mètres avec les espèces suivantes : le mélilot (Melilotus officinalis), la bardane (Arctium lappa), le trèfle douteux (Trifolium dubium), la luzerne lupuline (Medicago lupulina), le panais (Pastinaca sativa), le trèfle rampant (Trifolium repens) et le trèfle des près (Trifolium pratense). Certaines zones de la partie centrale ont également été travaillées ou fauchées durant l'année 2010 afin de mesurer l'impact de telles pratiques sur le développement de la végétation.

  • Les bordures : elles ont un rôle de protection par rapport à la partie centrale vis à vis des pressions liées aux cultures adjacentes. Ainsi, elles font barrière aux éventuelles adventices présentes dans la parcelle et ont un effet tampon par rapport aux traitement appliqués sur champ. Le mélange TSF (Trèfle-Fétuque-Sainfoin) est un mélange prairial classique offrant une bonne couverture surfacique, une forte adaptabilité aux sols calcaires et une hauteur suffisante pour protéger la bande centrale. la partie extérieure de la bande est a été fauchée afin

La bande enherbée est encadrée par une parcelle contenant une culture de pois à l'est et une parcelle contenant une culture de blé tendre à l'ouest. Deux zones sources se trouvent à proximité : le bois de la Coinche, abritant des groupements d'arbustes et le bois du fond de Favruche abritant des groupements forestiers. Résultats et interprétations fleche Populations d'insectes Les données brutes se présentent sous la forme de comptages des populations d'insectes sur tous les pièges Barber confondus (triples et directionnels). Ces comptages incluent :
  • Les carabes : différenciés par taxons (ex : Pseudoophonus rufipes)
  • Les autres insectes collectés par les pièges au sol : différenciés plus généralement (diptères, charançons, araignées, etc.)

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carabes
Anchomenus Dorsalis Graphique_A.dorsalis Taille : entre 6 et 8 mm
Aspect : bicolore vert et orange avec une tâche postérieure bleuâtre
Système alaire : macroptère
Régime alimentaire : prédateur généraliste
Habitats : milieux ouverts, cultures, jardins



Si A.dorsalis n'a été vu que peu de fois durant l'année 2010, la Coinche est la bande ou il est le plus présent. On peut supposer que sa présence est conditionnée à trois critères principaux : la culture, les caractéristiques de la bande enherbée adjacente et l'éloignement du point de relevé dans la parcelle. Ici les données semblent indiquer une préférence d'A.dorsalis pour la culture de blé tendre (nombres supérieurs dans la Coinche, Nerbuterre et le témoin). Le graphique nous montre que A.dorsalis réalise bien son cycle de vie (pic mi-mai) dans la zone de la Coinche contrairement au témoin ou le cycle n'est pas visible. Cela laisse supposer que la présence d'une bande enherbée est nécessaire à présence pérenne de cette espèce. De plus, la bibliographie (Anjum-Zubair et al, 2015) appuie cette hypothèse : les populations d'A.dorsalis sont plus attirées par les milieux associant blé tendre et bande enherbée à une relative proximité du bord de la parcelle.

En comparaison aux autres espèces, A.dorsalis reste relativement peu présente, peut être à cause de l'importante compétition entre espèces sur cette bande.

Crédit photo : Auteur - Travail personnel , CC BY-SA 3.0, Lien

Calathus fuscipes Graphique_C.fuscipes Taille : entre 12 et 18 mm
Aspect : corps noir, pattes rousses
Système alaire : aptère
Régime alimentaire : polyphage
Habitats : Principalement milieux ouverts et secs




On constate que le premier pic d'abondance attendu entre mai et juillet n'est presque pas visible sur la parcelle. On peut supposer que C.fuscipes étant une espèce à ponte estivale (Andersen, 1985), son activité au sol est donc moins importante au printemps qu'en été. Cela implique donc moins d'individuscollectés via les pièges Barber. De plus, la faible couverture offerte par le blé tendre au printemps a pu dissuader les carabes d'évoluer au sol. Le second pic d'abondance, lié à la ponte estivale, est en revanche bien marqué à la fois sur la parcelle de la Coinche et la parcelle témoin. La forte pluviométrie ayant eu lieu mi-Août à pu avoir une influence sur le fort nombre d'individus relevés.

L'abondance de C.fuscipes est similaire à celle des autres bandes à l'exception de VdA. Il est difficile de savoir pourquoi VdA abritait près de deux fois plus de carabes de cette espèce en 2010. Certaines sources (Hatvani et al, 2001) suggérent cependant que des zones plus boisées seraient préférées par cette espèce.

Crédit photo : Mick Talbot, Lincoln (U.K.), England - Coleoptera - Calathus fuscipes, CC BY 2.0, Lien

Calathus luctuosus Graphique_C.luctuosus Taille : environ 14 mm
Aspect : corps noir à reflets verdâtres, pattes brunâtres
Système alaire : aptère
Régime alimentaire : prédateur généraliste
Habitats : friches, forets





Peu d'informations sont connues à propos de cette espèce de carabe. Elle partage le genre Calathus de C.fuscipes mais contrairement à cette dernière, elle aurait une préférence pour les habitats forestiers (Ctifl, 2011). C'est une espèce qui a déjà été trouvée dans la Marne au cours de ces dernières années. Elle est rare dans la zone de répartition nationale mais ses populations peuvent être abondantes dans ses zones de prédilection. De manière logique, on la retrouve donc en plus faibles effectifs dans la bande de la Coinche, plus éloignée des habitats forestiers que VdA par exemple. Le graphique montre tout de même une potentielle implantation de l'espèce (pics d'abondance visibles en fin d'été) sur la Coinche.

Crédit photo : ©entomart, Attribution, Lien

Carabus violaceus Graphique_C.violaceus Taille : entre 20 et 34 mm
Aspect : corps et pattes noires, bordure des élytres violettes
Système alaire : aptère
Régime alimentaire : prédateur généraliste
Habitats : Polyvalent mais préférence forestière



Cette espèce à préférence forestière est généralement peu présent dans les zones de culture. Il est donc surprenant de le retrouver en dominance sur la bande de la Coinche. De plus, les pics d'abondance constatés (avril/mai et juin/juillet) ne sont pas corrélés à la bibliographie (fin de l'été, début de l'automne). Enfin, les années précédentes 2008 et 2009 n'ont pas fait état d'une dominance de cette espèce sur la zone. Si cette dominance se constate aussi sur le témoin (cf.graphique), C.violaceus n'est que moyennement présent sur Nerbuterre et presque absent sur la Voie des Anes. On peut supposer que cette espèce, confrontée à un milieu de culture a adopté un cycle de vie différent qui lui a permis de prospérer dans les conditions climatiques de l'année et sur la culture de blé.

Crédit photo : Auteur : Monika Betley Année: 2005 Lieu : Beskid Niski, Poland

Poecilus cupreus Graphique_P.cupreus Taille : entre 20 et 34 mm
Aspect : corps cuivreux à reflets verts et bleus métalliques, pattes noires
Système alaire : macroptère
Régime alimentaire : prédateur généraliste
Habitats : Préférence pour les cultures



Cette espèce, commune dans les milieux de culture, est très présente tout au long de l'année. Si son abondance est constatée, on ne retrouve pas le pic d'abondance de Mai supposé par la bibliographie et vérifié dans le témoin. En revanche, on voit bien un début de pic d'abondance en fin d'été (pic à 40 individus par relevé). De même, l'année 2009 montre des effectifs semblables sur l'ensemble de la zone d'étude. On peut donc supposer que P.cupreus est implantée sur la bande ou en tous cas en phase d'implantation.

Crédit photo : James Lindsey, Ecology of Commanster, CC BY-SA 3.0 , Lien

Pseudoophonus rufipes Graphique_P.rufipes Taille : entre 10 et 16 mm
Aspect : corps brun-noir, pattes rougeâtres
Système alaire : macroptère
Régime alimentaire : régime mixte
Habitats : polyvalent mais préférence pour cultures




P.rufipes est un hôte connu et régulier des parcelles cultivées. Pourtant ici, il n'est présent que très moyennement en termes d'abondance. En outre, aucun pic d'abondance sur la Coinche n'est visible sur le graphique alors que le témoin est plus cohérent avec le cycle biologique attendu. Étant donné la bonne diversité de carabes sur cette bande, des phénomènes de compétition entre espèces ont pu conduire à une moindre abondance de P.rufipes dans cette zone.

A cause de la complexité de cette bande (7 essences locales implantées), il est impossible d'évaluer une quelconque corrélation entre carabes et groupements végétaux. Afin de relier une possible influence de la composition de la bande sur l'activité de ce carabe, il pourrait être intéressant de réitérer le relevé des pièges Barber sur cette zone, en prenant soin de placer un piège pour chaque zone semée différemment.

Crédit photo : gbohne , Berlin, Germany - Pseudoophonus rufipes (Carabidae), CC BY-SA 2.0, Lien

Pterostichus melanarius Graphique_P.melanarius Taille : entre 12 et 18 mm
Aspect : corps et pattes noirs
Système alaire : dimorphe
Régime alimentaire : prédateur généraliste
Habitats : polyvalent mais préférence pour cultures




Malgré un certain décalage temporel par rapport au cycle biologique de la bibliographie, les populations de P.melanarius semblent évoluer de manière cohérente sur l'ensemble de la période d'étude. Deux pics sont constatés : le premier en Juin (ponte) et le second en Août (émergence des adultes). Cette espèce semble donc implantée sur la bande, bien qu'en effectifs moyens.

En comparant les résultats de 2010 à ceux de 2009 (Lien), on voit que les effectifs de P.melanarius capturés ont baissé de manière spectaculaire (-90%). le changement du protocole de piègeage entre les deux années a pu jouer un rôle dans la diminution des individus capturés mais les autres facteurs de cette diminution ne sont pas décelables sur une étude de deux ans.

Crédit photo : James Lindsey, Ecology of Commanster, CC BY-SA 3.0, Lien

Calathus melanocephalus Taille : 6 à 8 mm
Aspect : tête et élytres noires, pattes et pronostrum rougeâtres
Système alaire : aptère
Régime alimentaire : prédateur généraliste
Habitats : préférence pour le bocage ouvert

Cette espèce de carabe n'a pas été comptabilisée de manière significative sur la Voie des Ânes pour l'année 2010.

Crédit photo : Auteur - Travail personnel, CC BY-SA 3.0, Lien

Remarque : Les espèces suivantes ont été observées sur la bande mais dans des effectifs moindres : Metallina lampros et Harpalus affinis

Interprétations générales

Globalement, les espèces de carabes sont bien réparties sur l'ensemble de la bande. Si il est difficile d'identifier les facteurs ayant conduit à la dominance de C.violaceus, on peut tout de même confirmer cette tendance puisqu'il est aussi présent sur le témoin bien qu'en proportion inférieure. Cette différence de proportion pourrait s'expliquer par la situation géographique des deux zones : la Coinche est proche de deux zones sources (Le bois de la Coinche et le fond de Favruche) alors que le témoin reste isolé de toute zone source. Ainsi, la proportion de l'espèce à préférence forestière C.violaceus est plus importante sur la Coinche. Ceci explique aussi la forte proportion de C.luctuosus, une autre espèce forestière, dans la Coinche

La répartition des espèces montre aussi une homogénéité dans la proportion des espèces préférant les cultures (P.cupreus, P.melanarius) entre ces deux zones. Seule P.rufipes est un peu en retrait sur la Coinche par rapport aux autres bandes. Des études (Kostova, Shishiniova, 2004) montrent que P.rufipes préfère consommer les graines de plantes cultivées (ici blé tendre) plutôt que des graines de graminées ou légumineuses (dactyle, luzerne, fléole, ray-grass). Dès lors, cette espèce a pu avoir une préférence pour le témoin, un milieu entièrement cultivé, plutôt que pour la Coinche qui associe un milieu de parcelle cultivée avec une zone de bande enherbée.
Comparaison témoin Coinche


flecheGroupements végétaux
fleche Légende
Evolution de la végétation Coinche
Évolution de la végétation sur la bande de la Coinche


Il est difficile de caractériser les groupements végétaux de ces deux bandes, ayant été semées avec des espèces qui représentent un taux de recouvrement important. La pauvreté des groupements végétaux qui en découle est clairement visible sur la roue ci dessus. Ceux qui semblent dominer sont caractéristiques des commensales des cultures et des milieux rudéralisés. Ce n'est pas surprenant, étant donné l'éloignement par rapport à la zone source principale : le camp militaire de Suippes. Qui plus est, l'abondance des espèces d'adventices (telles que les matricaires sur l'image ci-contre) a sans doute crée un phénomène de compétition important entre espèces végétales. En conséquence, les groupements de pelouses et pré-forestiers sont quasi-absents de la bande hormis quelques espèces (Carlina vulgaris, Origanum vulgare)



Concernant le développement des espèces semées:

  • Mélilot : Sur cette zone, un volume important de végétation morte (mélilot de l'année précédente) a empêché le développement du mélilot et des autres espèces cette année. Seuls quelques pieds ont pu refleurir. La végétation a également été envahie par Galium aparine qui a également étouffé la strate herbacée la plus basse, qui aurait pu percer à travers le bois mort.

  • Bardane : Peu de pieds de bardanes ont poussé. La végétation autour est assez hétérogène, composée en partie des différentes espèces plantées sur l'ensemble de la bande, une partie, semée à l'origine avec des graines de Trifolium dubium n'ayant pas germé.

  • Minette : La minette (Medicago lupulina) s'est assez peu développée. Cette zone contient des Cirsium arvense qui peuvent être problématiques pour les cultures adjacentes.

  • Panais : Le panais a dominé le reste de la végétation à partir de fin juin. De plus, il semble conserver un fort taux de recouvrement au cours des années. Sa durée de floraison est d'environ un mois et demi à une période où la végétation commence à être défleurie, et où la majorité des parcelles agricoles n'ont plus de couvert végétal (période post moisson). Cette culture offre alors une source d'alimentation et de refuge pour de nombreux insectes.

  • Trèfles : Ces deux zones ont peu fleuri en raison de la colonisation par les matricaires. Il serait intéressant d'observer l'évolution de cette compétition sur une échelle pluri-annuelle.

flecheComparaison entre bandes enherbées sous_flecheFlore Il convient de comparer la Coinche avec les autres bandes semées, c'est à dire Nerbuterre et le Champ Cochelet:

Bande enherbée Nerbuterre La Coinche Champ Cochelet
Espèces semées Phacélie Mélilot Bardane Minette Panais Trèfle TSF
Date de semis 12/04/08 12/04/08 12/04/08
Taux de recouvrement 50% 90% faible faible 90% 30% 90%
description du couvert en 2010 dense Végétation morte de 2009 (hauteur: 1m50)très peu fleuri hétérogène Dense, floraison simultanée
Zone colonisée par matricaire
Début de floraison 20/05/10 01/07/10 15/07/10 15/06/10 15/07/10 20/05/10
Fin de floraison 15/07/10 25/08/10 25/08/10
Attrait particulier mellifère Abondance : abeilles, bourdons Abondance : abeilles, bourdons Tous types d’espèces observés Tous types d’espèces observés Abondance : syrphes
Raréfaction : syrphes Raréfaction : syrphes Raréfaction : papillons Raréfaction : syrphes
autre Refuge hivernal insectes (tige creuse) Refuge hivernal insectes (tige creuse)
refuge gibier couvert haut et dense - - couvert haut et dense
Autres espèces Végétales Abondance 72 36 38 31 43 65 43
Sol nu +++ - ++ - ++ + -
Espèces caractéristiques Peu de diversité après floraison Espèces messicoles, espèces rudérales Bromus sp.
Cirsium sp.
Poacées,Matricaria sp. Plantago sp. Peu de diversité durant floraison couvert spontané
M. inodora
Evolution depuis l'implantation 2008 Recouvrement 100% Floraison 1 mois absence de levée des espèces semées → travail du sol le 11/10/2008 Recouvrement
2009 Recouvrement 25%

La Coinche totalise 80 espèces végétales reparties sur l'ensemble des zones. Si certaines zones abritent plus de biodiversité que d'autres (trèfles notamment), l'ensemble reste assez homogène. Certaines espèces de la Coinche ont été sensibles à la colonisation par les adventices au fil des années. C'est le cas de la bardane, du trèfle, de la minette ou du mélilot dans une moindre mesure. D'autres espèces plus couvrantes comme le panais ou la Pĥacélie sur Nerbuterre ont limité l'apparition de ces adventices. En revanche, elles ont aussi limité l'apparition d'autres espèces notamment lors de leur floraison. En comparaison, les bandes non semées, bien que plus sensibles aux déséquilibres causés par les adventices, abritaient une richesse spécifique plus importante : 75 espèces en moyenne contre 65 en milieu semé. Ce résultat offre des pistes quant aux expérimentations possibles. Par exemple, il pourrait être intéressant de comparer le comportement pluri-annuel d'une bande enherbée semée en mono-espèces indigènes à une autre semée en mélange indigène. sous_flecheFaune Effectifs des insectes VdA La faune est influencée par la flore environnante via une multitude de critères : présence de plantes hôtes, protection offerte par la couverture foliaire, facilité de déplacement relative à la densité du couvert, pérennité du couvert, humidité apportée par la végétation, etc. (Bourassa et al, 2008). Certains de ces facteurs ont donc influencé l'abondance des insectes selon les bandes pour l'année 2010.

La Coinche abrite une quantité et une diversité d'insectes importante en comparaison de l'ensemble des autres bandes. C'est en effet une bande très hétérogène qui offre un ensemble de 7 habitats différents. De ce fait, elle apporte davantage d'opportunités pour les espèces d'insectes. A titre d'exemple, le tableau ci dessus met en évidence les préférences de certains diptères pollinisateurs pour les mellifères. En comparaison, Nerbuterre qui avait été semée entièrement en phacélie, une autre mellifère, a abrité beaucoup moins de diptères durant 2010. Ces résultats supportent l'hypothèse suivante : une diversification des plantes semées permettrait d'accroître le nombre d'insectes relevés sur une zone donnée. Cette hypothèse reste toutefois à confirmer par des études plus poussées.